La Fabrique Culturelle

Danser pour créer un pont vers l’autre

Festival des traditions du monde de Sherbrooke

La danse est un langage qui ouvre les horizons, libère les souffrances et redonne plus souvent qu’autrement une grande joie. Grâce à la musique qui fait danser, cette forme d’art est non seulement un mode d’expression et de communication, mais la danse nous en dit aussi un peu plus sur chaque culture, jouant presque un rôle anthropologique. C’est durant le Festival des traditions du monde de Sherbrooke (FTMS), qui se déroulait du 7 au 11 août 2019, que notre équipe de La Fabrique culturelle a rencontré quelques adeptes afin qu’ils propagent leur amour pour leur danse de prédilection. Voici donc quelques propositions qui vous donneront envie de laisser l’écran pour sortir et aller danser!

Le swing

Swing Sherbrooke
photo : Jocelyn Riendeau

Le swing est une danse très égalitaire où l’on entre en relation avec l’autre dans un esprit de camaraderie. À travers l’improvisation, une créativité commune s’installe, et chacun amène son petit bout en construisant quelque chose ensemble, le temps d’une chanson. C’est l’esprit de cette rencontre que j’adore! — Pascale Rousseau, de Swing Sherbrooke

L’histoire du swing remonte aux années 20. À cette époque endiablée, la danse se pratiquait sur les rythmes rapides des petits orchestres, à l’instar de celui de Duke Ellington. Aujourd’hui, le swing est surtout incarné par le Lindy Hop et le charleston, deux danses emblématiques nées successivement dans les années 20 et 30, puis réapparues dans les années 80 pour revenir en force aujourd’hui. Les autres styles pratiqués sont le jazz solo, la Balboa, le boogie-woogie, le Collegiate Shag, le blues, le blues solo, le Rockabilly Jive et le West Coast Swing.

La Fabrique culturelle a rencontré Pascale Rousseau, de l’école Swing Sherbrooke. Voici quelques-unes de ses suggestions pour découvrir sa danse adorée!

Une vidéo de Lindy Hop avec Frankie Manning et Norma Miller:

Un superbe documentaire récent sur la culture swing, offert sur Netflix: Alive and Kicking

Les meilleurs danseurs contemporains de Lindy Hop aux International Lindy Hop Championships (édition 2018):

Quelques chansons:
It Don’t Mean a Thing (If It Ain’t Got That Swing)Shiny StockingHey! Ba-Ba-Re-Bop et Christopher Columbus

Avis aux futurs et futures adeptes: Swing Sherbrooke organise une journée portes ouvertes le 27 août 2019.

Swing Sherbrooke a été fondée en 2003 par un groupe de danseurs passionnés. Une réelle communauté a émergé, au sein de laquelle les bénévoles jouent un rôle crucial. Aujourd’hui, l’organisme compte plus d’une quarantaine de membres actifs, qui élisent leur conseil d’administration annuellement. Quelques centaines de danseurs, des gens de toutes les générations, prennent part à ses activités durant l’année.

La danse africaine

Pauline Ronsmans, de Sankofa
Photo: Jocelyn Riendeau

Tout ce qui est origine de l’art organique me passionne. Je suis amoureuse des danses africaines et orientales et je vais sur place, dans les pays, pour étudier les danses. Ensuite, dans mes créations d’aujourd’hui, je fais de l’ethnocontemporain, soit des œuvres très actuelles, mais fortement inspirées des danses traditionnelles. — Julie Duford, directrice artistique de Sankofa

Avant d’être un art de la scène, la danse africaine était un art qui servait à communiquer. Au-delà de leur fonction esthétique, les mouvements qui la composent sont souvent porteurs de significations bien concrètes. Par exemple, en Guinée, il existe une danse qu’on exécute au moment d’aller à la pêche. Avec les années, le tout s’est structuré pour devenir un mouvement de la danse africaine. On peut imaginer un équivalent au Québec, où un geste symbolisant notre façon de vivre, comme l’action de pelleter la neige, deviendrait un mouvement dans une danse traditionnelle!

Quand on danse, ce n’est que le moment présent qui existe! C’est si profond et énergique qu’on oublie notre propre ego et qu’on a l’impression d’être connecté avec le divin. C’est tout simplement magique, la danse! — Julie Duford, directrice artistique de Sankofa

Julie Duford nous suggère cette vidéo, qui montre la danse traditionnelle africaine avec un ajout de modernisme:

Une compagnie de danse au Cameroun qui fait dans le plus traditionnel:

 

La danse du folklore égyptien

Lise Lambert — École de danse baladi de l’Estrie 
Photo: Jocelyn Riendeau

Il faut s’imprégner de la culture arabe pour bien saisir l’essence de la danse orientale égyptienne, qui se veut joyeuse et rassembleuse. Je trouve aussi important de connaître les paroles de la musique afin de bien l’interpréter en dansant. — Lise Lambert

Pour le FTMS, Lise Lambert a réalisé un spectacle autour de la danse du folklore égyptien, mais elle pratique surtout depuis plus de 20 ans le baladi, une danse orientale égyptienne. Voici quelques grands maîtres égyptiens qui l’ont inspirée.

Pour le folklore égyptien: Mahmoud Reda et Farida Fahmy

 

La danse traditionnelle autochtone

Barbara Diabo
photo:  Jocelyn Riendeau

Au son du tambour, Barbara Diabo se spécialise dans les danses traditionnelles des Premières Nations. Elle est accompagnée par les Buffalo Hat Singers, un ensemble de musiciens réunis dans le respect de la tradition.

La culture autochtone est riche en danses ainsi qu’en musiques traditionnelles et contemporaines. Barbara Diabo, de la nation mohawk de Kahnawake, souhaite maîtriser certains savoirs ancestraux, comme celui de la danse avec des cerceaux.

Musique et danse traditionnelle autochtone par Malik Kistabish — Wapikoni mobile