La Fabrique Culturelle

Le silence de Lawrence

Dans Le Silence de Lawrence, le cinéaste Guillaume Lévesque nous présente un personnage énigmatique qui a profondément marqué la culture québécoise au cours des années 1960 et 1970, l’auteur-compositeur-interprète Lawrence Lepage. Le documentariste pose sa caméra sur le poète alors que celui-ci sort de sa tanière pour remonter sur scène après 35 ans d’absence. Une rencontre marquante et un tournage difficile avec un artiste unique et haut en couleur. Lawrence Lepage est décédé dans la nuit du 24 au 25 décembre 2012.

Il a été un maître pour les générations d'artistes qui ont marché sur ses pas et qui l'ont chanté. D'abord guitariste accompagnateur, il s'est fait connaître à la belle époque des boîtes à chansons. Natif de Rimouski, « ses classiques » comme Mon vieux François et Turlute de mon Pays ont été repris par d'autres après son retour vers ses terres et son fleuve. Il a rompu ce long silence en novembre 2012, lors de spectacles présentés à Rimouski, puis à Lévis et, enfin, au Lion d'Or à Montréal : un dernier bonheur avant la tombée du rideau » a déclaré Maka Kotto, ex-ministre Culture et Communications Québec, le 8 février 2013.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec

“Le Silence de Lawrence est un documentaire qui dresse le portrait de l’auteur-compositeur-interprète que fût Lawrence Lepage. Accompagnateur d'un bon nombre d’artistes dans les années 1960, ce virtuose de la guitare fait sa marque dans la chanson québécoise à l’époque des boites à chansons aux côtés des Vigneault, Léveillé, Lecor, Lévesque, etc. Perdu dans la grande ville, ses textes évoquent sa région du bas du fleuve, un territoire d’où jaillisse des personnages plus grands que nature. Le Québec a chanté les oeuvres de Lawrence Lepage en toute ignorance : Mon vieux François, Monsieur Marcoux Labonté, Sol indien, Job le beatnick, La drave. Poète, troubadour, conteur, il décide subitement de quitter sa carrière métropolitaine pour rentrer chez lui, à Nazareth près de Rimouski, au pays de ses chansons. Sa décision demeurera un mystère pour tous.

Source : Paraloeil


Bio du cinéaste:

« Originaire d’Amqui dans la Vallée-de-la-Matapédia, Guillaume Lévesque a fait son entrée dans le milieu du documentaire comme preneur de son. Cette passion pour la matière sonore et pour le territoire l’a amené à réaliser des documentaires radio portant sur le fleuve Saint-Laurent. Réalisateur depuis maintenant 6 ans, il a fait ses preuves tant du côté de la réalisation de séries documentaires (On est tous des artistes, Y paraît que…), que du côté du documentaire d’auteur (On perd du terrain, Avant l’hiver, Gaspésie). Ses principales quêtes sont de poser un regard sur le lien entre l’homme et son territoire et de questionner les changements que vit notre société. »

Source : Conseil de la culture du bas-Saint-Laurent

Guillaume Lévesque est un réalisateur diplômé de L’institut national de l’image et du son (L’inis). 

Crédits

Coordination : Diane Dubé, Diane Néron

Réalisation : Guillaume Lévesque, Bruno Leblond

Caméra et montage : Bruno Leblond

Crédits-Œuvres : Le silence de Lawrence, Guillaume Lévesque