La Fabrique Culturelle

Léon Leblanc: les bonsaïs de la taïga

Hors piste, la culture insoumise

L’art du bonsaï est florissant au Québec. Depuis la première vague d'adeptes, dans les années 80, les sociétés de bonsaïs et de penjings se sont multipliées dans les régions de la province. De nouvelles générations de bonsaïstes ont vu le jour, pour prendre la relève des bons soins qu’auront prodigués à leurs arbres cultivés en pot les pionniers de cet art, ici.

Loin des clichés, Léon Leblanc apprend avec ses arbres le rythme de la nature. D’aussi loin qu’il se souvienne, il a planté des arbres; des centaines d’érables sur la terre familiale. Lorsqu’il s’est installé sur la Côte-Nord, il a tant regretté ses arbres qu’il s’est dit que la prochaine fois qu’il devrait quitter sa demeure, il les apporterait avec lui...

Les bonsaïs qu’il travaille ont parfois été semés — il doit bien avoir une cinquantaine de pommetiers partis des pépins —, ou alors ils proviennent du marcottage ou de la cueillette sur le territoire d’arbres qui ont subi les assauts des vents hivernaux ou de la machinerie. Léon Leblanc est constamment entouré du vivant, et c’est pour lui le meilleur professeur.

L'art du bonsaï est très codifié; les Chinois en sont à l’origine, puis les Japonais l’ont parfait et réglementé. Il y a énormément à apprendre avant d’en devenir «maître», et cela commence bien entendu par les connaissances horticoles. Au jardin botanique de Montréal se trouve d'ailleurs l’une des plus grandes collections de bonsaïs et de penjings en Amérique du Nord. David Easterbrook, considéré par ses pairs comme un «maître de bonsaïs», a été responsable de cette collection durant 30 ans. Il avoue qu'il est particulièrement fier des arbres indigènes de l’Amérique du Nord, parmi les autres spécimens de la collection.

C’est un art étonnant et, comme nous le dira David Easterbrook, ceux qui s’y adonnent ont assurément en commun l’amour de la nature, la patience et la discipline — qui s’apprennent aussi en pratiquant — ainsi qu'une certaine propension à aimer collectionner des choses! Mais il faut s’arrêter lorsqu’on atteint la limite du temps dont on dispose pour accorder les soins nécessaires aux arbres. David Easterbrook fixe cette limite à 40 arbres pour une personne, alors vous pouvez vous lancer dans l’aventure sans crainte!

Hors piste, la culture insoumise

La série Hors piste: la culture insoumise brosse le portrait de 12 âmes frondeuses en culture au Québec, qui ont en commun une démarche visant à changer le cours des choses, et ce, partout sur le territoire.

Cliquez ici pour regarder les autres épisodes de la série. 

https://bonsaimontreal.com/a-propos/

Crédits

Coordination et réalisation: Virginie Lamontagne 
Caméraman et opérateur de drone: William Bastille-Denis 
Entrevue avec David Easterbrook: Isabelle Longtin; caméra: Thibaud Cyr Nicoloff 
Montage: Guillaume Thibault 
Technicien en production régionale: Michel Neault 
Conseillère à la réalisation: Myriam Leblond 
Designer graphique: Sébastien Thibault 
Édimestre: Sophie Richard 

Remerciements
Grand merci à Léon Leblanc, à Daniel Lafortune et à David Easterbrook. 

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