La Fabrique Culturelle

Carole-Anne Roussel, soprano

Conservatoire de musique de Québec

Avec passion et conviction, Carole-Anne Roussel évoque son parcours au Conservatoire de musique de Québec. Sa professeure de chant, Sonia Racine, l’accompagne depuis sept ans. Nous les avons rencontrées en coulisses.

Tout semble facile quand on écoute Carole-Anne faire ses vocalises… Or, maîtrise technique, talent et travail assidu ne garantissent pas tout! Au-delà de la stricte pédagogie, le Conservatoire de musique de Québec offre un milieu de vie chaleureux, propice aux échanges authentiques. Le professeur joue un rôle de transmission des savoirs, y compris celui du savoir-être sur cet immense terrain des possibles qu’est une carrière en chant classique et opéra.

Bientôt, Carole-Anne Roussel quittera son alma mater avec une maîtrise en interprétation dans sa besace, et tout l’avenir devant elle. À travers cette nouvelle diplômée, c’est la vocation du Conservatoire de musique qui se poursuit, et ce, depuis plus de 75 ans maintenant.

Petite histoire du Conservatoire de musique et d'art dramatique

«Nous sommes en 1942; c’est la guerre. Le Québec est dans une période d’ouverture au plan politique et le nouveau premier ministre, Adélard Godbout, précurseur de la Révolution tranquille, adopte plusieurs mesures progressistes.                       

Constatant la pénurie de musiciens d’expérience, le célèbre chef d’orchestre Wilfrid Pelletier décide de proposer la création d’un conservatoire, appuyé en cela par des collègues convaincus. Grâce à leurs démarches insistantes ainsi qu’à l’ouverture d’Adélard Godbout et de son équipe naît la Loi instituant le Conservatoire de musique et d’art dramatique du Québec, laquelle dote le Québec d’un établissement spécialisé, laïque et gratuit au sein d'un continent de langue anglaise, et à une époque où le clergé avait acquis un pouvoir dans presque toutes les sphères de la vie publique. En effet, le Conservatoire allait prendre le relais des écoles de musique disséminées dans les couvents et les collèges, et servir de levier pour faire rayonner l’art et les artistes québécois, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Un an plus tard, en mars 1943, l’établissement ouvre ses portes à Montréal. C’est la toute première école d’État en Amérique à se consacrer à l’enseignement professionnel de la musique… Fidèle à la tradition des grands conservatoires européens, tout en étant inspiré par le dynamisme de la jeune société québécoise, l’enseignement prévalant au Conservatoire allait se caractériser par un certain nombre de traits considérés au fil des ans comme des valeurs essentielles. En janvier 1944, on assiste donc à l’ouverture du Conservatoire de musique de Québec.» (Source: site web du Conservatoire de musique et d’art dramatique).

Au total, on trouve au Québec 9 établissements issus de la loi de 1942, soit deux 2 conservatoires d’art dramatique (Québec et Montréal) et 7 de musique: Gatineau, Montréal, Québec, Rimouski, Saguenay, Trois-Rivières et Val-d’Or. Ces établissements sont publics et ouvrent leurs portes aux élèves dès le primaire et secondaire (avec horaire adapté) ainsi qu’à ceux des niveaux collégial et universitaire.

Ajout

La Fabrique culturelle a rencontré Carole-Anne Roussel et sa professeure de chant, Sonia Racine, lors des préparatifs précédant la générale d’un programme double présenté par l’Atelier lyrique du Conservatoire de musique de Québec. Les œuvres proposées étaient The Telephone (Gian Carlo Menotti) et Trouble in Tahiti (Leonard Bernstein). Les représentations sont aujourd'hui terminées.

http://www.conservatoire.gouv.qc.ca/reseau/conservatoire-de-musique/quebec/accueil/

Crédits

Réalisation, caméra et montage: Mario Picard

Technicienne en production: Pauline Bolduc

Coordination régionale Télé-Québec Capitale-Nationale: Marie-Claude Leclerc

Remerciements à l'équipe de la salle Sylvain-Lelièvre pour l'accueil et la précieuse collaboration.

Remerciements à l'Atelier lyrique du Conservatoire de musique de Québec.