La Fabrique Culturelle

«Happy Face: la tyrannie de la beauté»

Le film «coup de poing»

Tiraillement et culpabilité face à la laideur sont à l’origine du film Happy Face: la tyrannie de la beauté. Un récit de la lutte contre le conformisme de la société en brandissant la laideur comme une arme.

Rencontre avec le réalisateur Alexandre Franchi et l'acteur Robin L'Houmeau.

Stanislas (Robin L’Houmeau dans sa première apparition au cinéma dans un premier rôle), un jeune homme de 19 ans, est laissé à lui-même lorsque sa mère est hospitalisée. Terrorisé par la maladie, il se couvre le visage de bandages et intègre clandestinement un atelier de soutien aux patients défigurés qu’il poussera à se révolter contre le conformisme de la société. 

Ce film traite de l’intimité humaine dans notre société obsédée par le culte de la perfection physique et de la beauté. La plupart des personnages principaux sont des gens atteints d’une forme de défiguration qui essaient de surmonter la pression du regard d’autrui pour se sentir libre.

Happy Face intrigue et provoque. Le réalisateur et coscénariste Alexandre Franchi s’est librement inspiré de son expérience personnelle afin de créer cet univers cinématographique. Enfant et adolescent, Franchi a grandi avec sa mère monoparentale atteinte du cancer. Confronté aux ravages de la maladie sur l’apparence physique de sa mère, Alexandre s'est senti constamment tiraillé entre son amour pour sa mère et son désir d’aider celle-ci, sans oublier une envie de fuir et de vivre sa jeunesse.

Ce tiraillement et la culpabilité qui en a découlé sont à l’origine de l’histoire de Happy Face: la tyrannie de la beauté.

Actrices et acteurs principaux: Debbie Lynch-White, Robin L'Houmeau, Noémie Kocher, David Roche, Alison Midstokke, Cindy Dickinson et Eddie Ruiz.

http://happyfacefilm.com/

Crédits

Coordination Télé-Québec Abitibi-Témiscamingue: Josée Lacoste et André Cullen

Caméra et montage: Éric St-Laurent

Réalisation: André Cullen

Crédits œuvre: Happy Face: la tyrannie de la beauté (scénario et réalisation: Alexandre Franchi)