La Fabrique Culturelle

Wartin Pantois

La rue comme espace de réflexion

Depuis quelques années, les interventions de l’artiste engagé Wartin Pantois suscitent la discussion. Cultivant l’anonymat, il installe ses collages et ses sculptures au petit matin, offrant aux passants l’effet de surprise de l’œuvre inattendue.

L’artiste de rue, que l’on surnomme également «le Banksy de Saint-Roch», intervient dans les endroits passants du centre-ville de Québec. Ses œuvres, qui se veulent éphémères, ne survivent parfois que quelques heures, laissant alors derrière elles de simples photos et articles de journaux.

Cet été, pour une toute première fois, l’artiste quitte la rue pour envahir le centre d’artistes Regart. À la demande de ce dernier, il a créé une installation portant sur la compétition sur le mur extérieur de l’établissement. Comment se positionner lorsqu'on est confronté à la concurrence dans notre société? Un autre questionnement que Wartin Pantois laisse en réflexion aux passants.

Le travail artistique de Wartin Pantois met en lumière diverses réalités humaines occultées. Ses interventions in situ, empreintes de sensibilité et d’engagement, s’élaborent à partir de préoccupations sociales, de discussions avec des citoyens et d’observations sur le terrain. Il inscrit ses œuvres dans l’espace public comme pour donner la parole aux sans-voix, pour susciter réflexion et débat. (Source: wartinpantois.blogspot.com)

Il est possible de voir l’installation La fabrique des perdants sur le mur extérieur du centre d’artistes Regart jusqu’au 26 août 2018.

www.centreregart.org/

https://wartinpantois.blogspot.com/

Crédits

Coordination Télé-Québec Capitale-Nationale: Marie-Claude Leclerc

Réalisation, caméra et montage: Mario Picard

Technicienne en production régionale: Pauline Bolduc

Crédit œuvre: Wartin Pantois

Remerciements: le centre d’artistes Regart, l’antropologue et ethnologue Célia Forget et la sociologue Pascale Bédard