La Fabrique Culturelle

Laval en trois temps - saison 2

Signé Laval

Pour la deuxième saison de Laval en trois temps, Signé Laval plonge au cœur de l'édition 2022 de la Triennale Banlieue!, un événement d'art actuel lavallois. À travers des entrevues et des extraits d’œuvres, la série aborde les thématiques du territoire, de l’histoire et de la communauté comme vecteurs de création et d’identité.

Dans chaque épisode, on découvre les démarches d’artistes et de commissaires à travers des entrevues et des extraits d’œuvres en lien avec le thème. Cette troisième édition de Banlieue!, intitulée Interrègnes et commissariée par Marie Perrault, s'intéresse à la présence de la nature dans le territoire suburbain et aux dynamiques qui lient l'habitat humain et les écosystèmes naturels.

La deuxième saison de Laval en trois temps pourra intéresser les Lavallois et les Lavalloises, les spécialistes d’art contemporain ainsi que le grand public qui (re)découvriront Laval à travers l’exposition Banlieue!   

Un épisode par mois sera diffusé de juillet à septembre 2022. Abonnez-vous dès maintenant sur votre application de balados préférée pour ne rien manquer! 

2 épisodes

Cohabiter le territoire

Dans ce premier épisode, on parle du territoire : celui qui est appréhendé par l’art dans cette troisième édition de la triennale, celui dont la biodiversité est en déclin, et celui sur lequel artistes et scientifiques posent des regards complémentaires. Les deux co-commissaires Marie Perrault et Yan Romanesky ainsi que l’artiste Ariane Plante interviennent.     

Marie Perrault     
Commissaire de la triennale, Marie Perrault travaille depuis 30 ans comme auteure, commissaire et consultante en art contemporain. Elle a signé une trentaine d’essais et conçu de nombreuses expositions, tant individuelles que collectives.    
En 2019, elle a notamment organisé l’exposition Que disent les plantes, à la Galerie Stewart Hall de Pointe-Claire, qui a été une source d’inspiration pour le thème de la triennale, Interrègnes.     
Dans le balado, Marie parle de l’impact de l’humain sur l’environnement et la relation particulière qui existe en banlieue entre l’habitat humain et l’habitat naturel.     

Ariane Plante    
Basée à Montréal, Ariane Plante est artiste et commissaire en arts visuels et médiatiques. Elle détient un diplôme universitaire en anthropologie et œuvre dans le milieu artistique depuis 2005. Sa création est traversée par le son, la photographie, les dispositifs numériques, la vidéo et l’écriture. Dans un travail de terrain inspiré des méthodes de la botanique et de la bioacoustique, elle se penche sur les phénomènes propres au vivant et aux milieux naturels, sur leurs transformations et leur disparition, ainsi que sur les liens intangibles unissant l’humain à la nature.     
Dans cet épisode, Ariane raconte le processus de création de son œuvre La cosmogonie des sons—le boisé (2015–2022). Elle discute de sa démarche de collection de sons à travers laquelle elle s’adonne à un travail d’archivage des écosystèmes naturels fragilisés par l'activité humaine.   

Yan Romanesky   
Co-commissaire de cette édition de la triennale, Yan Romanesky a fait ses études en géographie à l’Université de Montréal. Il a étudié le développement durable dans les banlieues montréalaises en lien avec les besoins des aînés. Il est cofondateur du Mouvement citoyen pour la préservation du Jardin Notman et il a coprésidé le Comité consultatif d’urbanisme du Plateau-Mont-Royal, auquel il siège toujours.     
Il est aussi impliqué dans le milieu de l’art, il a occupé un poste d’adjoint à la direction à la Galerie Joyce Yahouda, pour laquelle il a organisé plusieurs expositions locales et internationales (New York, Brooklyn, Londres, Lyon, Prague, Toronto). Il dirige actuellement la revue HB, spécialisée en dessin actuel.    
À chaque triennale, une nouvelle discipline complémentaire est explorée. En 2015, la littérature était à l'honneur et en 2018, c'était le théâtre. Cette année, c’est la science. Dans le balado, Yan explique son rôle dans la création d’une programmation de contenu scientifique accompagnant les œuvres et il parle de la géographie comme façon de réfléchir à l’identité de la banlieue.   

31 juillet 2022

Créer en communauté

Dans ce second épisode, on parle de communauté : celle dont l’organisation en système repose sur les données, celle qui est influencée par l’urbanisme et celle qui inspire. On discute avec trois artistes qui présentent une œuvre à la triennale.  

Nicolas Grenier  

Nicolas Grenier vit et travaille à Montréal et à Los Angeles. Il est titulaire d’un baccalauréat de l’Université Concordia et d’une maîtrise du California Institute of the Arts. Son travail fait notamment partie des collections du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée d’art contemporain de Montréal, de la Banque Nationale, de la RBC et de la Progressive Art Collection. 

Dans son œuvre, il s’intéresse aux liens biaisés entre les systèmes politiques, économiques et sociaux où nous évoluons et aux principes – ou à leur absence – qui les fondent. À l’aide de différentes stratégies allant d’œuvres participatives à la peinture, en passant par l’installation, il soulève des questions liées à la transformation de l’ordre social.  

Au micro de Laval en trois temps, il parle de son œuvre participative Exercice de cartographie : banlieue (2022) qui prend la forme d’un sondage. L’artiste s’y réapproprie le langage propre aux sciences des données pour réfléchir aux grandes questions morales qui traversent notre société et façonne notre identité.  

Marie-Suzanne Désilets 

Originaire de Repentigny, Marie-Suzanne Désilets vit et travaille à Montréal. Elle a complété un baccalauréat en design de l’environnement et une histoire de l’art, en plus d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal. Depuis 1996, elle a réalisé et présenté de nombreux projets d’art public au Québec, au Canada, en France et aux États-Unis. Marie-Suzanne Désilets explore la notion du vivre-ensemble au travers d’une pratique pluridisciplinaire. Dans son travail récent, elle se penche, au moyen de la photographie, sur les modèles ou les schémas de comportement modelant notre quotidien : autant les variations qui nous distinguent comme individu, que leurs ressemblances nous rassemblent. 

Dans cet épisode, elle partage le processus créatif de son œuvre Apparitions/disparitions (2022) où elle a photographié 748 maisons pour mettre en lumière les ressemblances et les différences de leurs aménagements paysager et architectural en faisant un parallèle avec la façon dont on affirme notre individualité au sein de la communauté.  

Ludovic Boney  

Originaire de Wendake, Ludovic Boney vit et travaille à Lévis. Il est reconnu pour ses œuvres d’art public, notamment au Musée national des beaux-arts du Québec, au Musée de la civilisation et à l’hôtel de ville de Québec, ainsi qu’à l’École de technologie supérieure de Montréal. Ses œuvres font partie de plusieurs collections privées au Canada et en France. 

L'artiste s'imprègne des lieux lors de la création de ses œuvres, qui amènent le public à se confronter émotionnellement et physiquement aux structures. Privilégiant une recherche formelle, Ludovic intègre aux concepts de ses œuvres les contraintes de leurs matériaux.   

Dans ce balado, il discute de son œuvre Afin d’éviter tous ses nœuds (2017) et de ses significations.  

25 août 2022