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Théâtre & scène

Marie Brassard | De Jimmy à Nelly, un talent foudroyant

La Fabrique culturelle La Fabrique culturelle Montréal

31 mai 2017

Comédienne, auteure et metteure en scène de talent, elle nous parle de son parcours théâtral qui l’a mené aux quatre coins du monde. Véritable ambassadrice de la culture québécoise, la reconnaissance de son talent exceptionnel n’a jamais été à la hauteur de ses réalisations. Découvrez cette grande dame du théâtre qui crée librement sans compromis.

Marie Brassard crée son premier spectacle solo Jimmy, créature de rêve en 2001 dans le cadre du Festival TransAmériques (FTA). Son immense succès l’incite à fonder sa propre compagnie de production Infrarouge. D’autres pièces s’enchaînent dont La noirceur (2003), Peepshow (2005), The Glass Eye (2007), L’invisible (2008), Moi qui me parle à moi-même dans le futur (2010) et Trieste (2013). Depuis, cette prolifique directrice générale et artistique, récemment décorée de l’Ordre des arts et des lettres du Québec, élabore des spectacles qui se promènent à travers le monde.

Née à Trois-Rivières, étudiante au Conservatoire d’art dramatique de Québec, Marie Brassard rencontre son futur complice artistique Robert Lepage en 1985. Pendant 15 ans, plusieurs pièces bénéficieront de cette parfaite collaboration, notamment La Trilogie des dragons, Le Polygraphe, La Géométrie des miracles, Les sept branches de la rivière Ota. Également comédienne, elle interprète plusieurs rôles à la télévision et au cinéma.

Auteure, metteure en scène et actrice, son parcours impressionne. La Fabrique la rencontre pendant la préparation de la pièce La fureur de ce que je pense qui fait partie de la programmation du Carrefour international de théâtre de Québec et du FTA à Montréal. Entourée d’actrices formidables, Marie Brassard reprend l’œuvre de la tragique écrivaine Nelly Arcan (Putain 2001, Folle 2004, Burga de chair 2011). Présentée à guichets fermés en 2013, La fureur de ce que je pense raconte le tourment d’être femme.

La puissance de l’écriture de Nelly Arcan est saisissante.  La profondeur de sa souffrance, abyssale. Ce spectacle a été créé avec la volonté de rendre hommage à cette jeune femme tourmentée, auteure importante trop tôt disparue. Avec le souci de mettre le rythme de son écriture en valeur, loin du théâtre psychologique ou du récit biographique, La fureur de ce que je pense propose un collage de ses textes transposés en chants.

Neuf chambres sont révélées par des fenêtres-vitrines. Derrière six d’entre elles sont exposées des femmes évoluant dans leur espace privé. À chaque chambre correspond un chant, expression d’une obsession, d’une angoisse ou d’un espoir. Chacun est porté par une femme différente. Le septième chant, le chant perdu, est le chant du Chœur, dirigé par le personnage du spectre qui s’insinue ponctuellement dans l’intimité des femmes. (Source : Infrarouge)

LE FTA du 25 mai au 8 juin 2017

LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE, du 3 au 6 juin 2017 à l’Usine C 

http://fta.ca/

Crédits

Coordination : Véronique Labonté

Réalisation et montage : Louis-Philippe Chagnon

Caméra : Louis-Philippe Chagnon et David Jean

Crédits-Œuvres : LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE

Textes : Nelly Arcan

Adaptation et mise en scène : Marie Brassard

Idéation et développement : Sophie Cadieux

Collaboration à l’adaptation et dramaturgie : Daniel Canty

Interprétation : Christine Beaulieu, Sophie Cadieux, Larissa Corriveau, Johanne Haberlin, Evelyne de la Chenelière, Julie Le Breton et Anne Thériault

Décor et accessoires : Antonin Sorel

Lumières : Mikko Hynninen

Musique : Alexander MacSween

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