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Cinéma

Le commun des mortels | Un film sur la vie grandiose d’un homme simple

La Fabrique culturelle La Fabrique culturelle Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine

12 mai 2017

Voilà l’angle sous lequel le cinéaste Carl Leblanc nous raconte la vie d’un Canadien français, celle d’Éverard Leblanc, en l’occurrence, son père.

Originaire de la Gaspésie, ce réalisateur également journaliste et auteur aime avant tout raconter des histoires. Celle dont il est ici question ne relate donc pas simplement la vie de son père, mais bien le parcours d’un homme qui, comme des milliers d’autres, doit épouser les courbes du 20e siècle pour survivre, répondre aux attentes et se définir en tant qu’homme de son époque.

C’est donc par un habile entrelacement du récit, des propos d’Éverard  et de témoignages des personnalités québécoises, que Carl Leblanc nous fait vivre le passage de ce commun des mortels à travers le 20e siècle. Pour magnifier encore plus le destin de cet homme, le cinéaste offre à Éverard des compagnons de route tels René Lévesque, Fidel Castro ou encore Aznavour, qui à l’instar de celui-ci, traverse cette même époque.

Le Commun des mortels est, sans contredit, une histoire qui permet de porter un regard sur les siens, à travers le parcours d’un Évérard (1924-2013) touchant et confiant!

Lors de sa première diffusion au Festival de cinéma documentaire Vues sur Mer de Gaspé, Le commun des mortels a reçu le Prix du public et le Prix du meilleur film gaspésien.

Le documentaire est diffusé dès le 12 mai au Cinéma Le Clap à Québec et au Cinéma Beaubien de Montréal. Il sera télédiffusé à Télé-Québec le 19 juin, à 21 h.

Crédits

Coordination : Télé-Québec Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine : Caroline Bujold; Janie Poirier

Réalisation, caméra et montage : Julien Leblanc

Crédits-Œuvres : Extraits du film Le commun des mortels, Carl Leblanc

Remerciements : Auberge sous les arbres

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Commentaires

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Pierre Samuel — Le 25 juin 2017 à 16 h 49

Criant de vérité ! Magnifique hommage à tous ces pionniers méconnus qui ont construit un Québec dont aujourd'hui on ne se "souvient" malheureusement plus, happés que nous sommes par l'égocentrisme d'une mondialisation effrénée...

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Alain Soucy — Le 20 juin 2017 à 11 h 33

Mon père, à peu près du même âge qu’ Éverard, est né à Nouvelle. Il a peut-être croisé ce dernier dans sa jeunesse puisqu’il faisait du ‘taxi’ enmenant vers Bréboeuf les passagers de sa voiture à chevaux. Il a été aussi mesureur de bois dans les camps mais contrairement à Éverard il est parti de la Gaspésie au début de la vingtaine. J’ai visité, il y a longtemps St-Jean-de-Bréboeuf, perché sur le dessus des montagnes, ses paysages saisissants, et surtout les grandes maisons et les fermes encore en bon étât alors. Mon grand-père avait vendu et installer un générateur actionné par éolienne pour produire l’électricité nécessaire à l’éclairage de l’église… Votre très beau film réveille beaucoup de souvenirs lointain.

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Elaine Quenneville — Le 20 juin 2017 à 9 h 04

Tout,tout était touchant. D'abord votre père,une personne bouleversante de vérité,les intervenants, la construction du documentaire,la musique,vraiment tout m'a ému. Ma mère est née en 1924, toujours vivante, issue d'une famille de 14 enfants, un de mes plaisirs était de rassembler ses sœurs et elle pour un thé et de les écouter parler de leurs jeunesses. C'est également un constat qui nous dit que notre vie mondiale actuelle (machine à compression) nous éloigne de plus en plus de nos racines,celles de votre père, ma mère ,nos ancêtres les bâtisseurs de cette terre. Nous avons un travail constant à faire au plus jeunes pour le leurs rappeler. Merci M.Leblanc pour ce très grand documentaire.

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Claude Verreault — Le 19 juin 2017 à 22 h 54

Jamais un documentaire ne m'a autant boulversé ni ému à ce point. C'est magistral, c'est touchant, c'est beau à pleurer. Merci beaucoup, Carl Leblanc, de nous avoir fait revivre une partie de notre histoire récente à travers la vie de votre père Éverard. Et je ne parle même pas de la trame musicale... Merci encore.

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Marie Anne St-Laurent — Le 19 juin 2017 à 22 h 48

Comme Éverard, mon père né en 1926 et décédé en 2016, a traversé l'histoire. Issu d'une petite colonie gaspésienne ; St-Edmond des Pélegrins, il a travaillé dur et pourtant il avait le sourire facile. Il m'a tout appris. J'aimais l'écouter me raconter sa vie. J'aimerais avoir le talent de raconter sa vie. Je suis fière de lui. Il me manque. Merci Carl Leblanc. Une histoire qui me touche de près. Ginette Doiron de Grande-Rivière

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Bernard Bujold — Le 19 juin 2017 à 22 h 42

Carl Leblanc Un grand documentaire! L'histoire d'Everard est aussi l'histoire de tous les gaspésiens et gaspésiennes des années 20 comme mon propre père Léonard 1915-1976. Ma mère Anita 1922-2005 a terminé sa vie au même centre qu'Everard à Maria. Bravo pour votre documentaire! Bernard Bujold Www.lestudio1.com/AnitaCyr

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