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Mona Massé et Alain Michaud | Quelque part – Ce qui nous traverse

La Fabrique culturelle La Fabrique culturelle Bas-Saint-Laurent

13 avril 2017

Avec l’exposition Quelque part – Ce qui nous traverse, la peintre Mona Massé et l’auteur Alain Michaud allient leurs démarches artistiques afin de nous proposer une réflexion sur les territoires. Quelque part – Ce qui nous traverse est à l’affiche jusqu’au 28 mai 2017 au Musée du Bas-Saint-Laurent. Une présentation de La Fabrique culturelle.

Cette exposition puise son inspiration dans la traversée de différents lieux évocateurs se répondant comme autant d’itinéraires empruntés par la pensée; des lieux qui nous traversent à leur tour et se réinventent en nous..

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent

Cette exposition porte sur les relations que nous entretenons avec les territoires, ainsi que sur les relations que les territoires entretiennent entre eux et à travers nous. Le déplacement humain n’implique pas uniquement que des lieux soient traversés, mais que nous soyons également traversés par ces mêmes lieux. Des traversées qui impliquent des transformations continuelles et mutuelles qui interrogent le principe même de notre réalité.

À travers un corpus d’œuvres (peintures, écritures, photographies), l’exposition se veut le fruit d’une expérience, d’une passion, mais aussi l’amorce d’une recherche et d’une réflexion sur la représentation, la poésie et l’imaginaire de différents lieux qui nous ont marqués et qui continuent de nous inspirer.

Depuis quelques décennies, nous avons voyagé et vécu ensemble à différents endroits dans le monde, tout en ayant notre port d’attache dans le Bas-Saint-Laurent. Long parcours à travers lequel nous avons développé un amour de la marche à pied comme véhicule d’exploration de lieux qui nous étaient inconnus (l’Ailleurs), ou encore de lieux liés à notre quotidien ou à notre territoire d’appartenance (l’Ici). La fascination de l’Ailleurs, et plus particulièrement d’îles souvent mythiques éloignées des continents, ou de montagnes paisibles à l’écart d’une civilisation agitée et confuse, a longtemps guidé nos pas. La fascination de l’Ici, de sa beauté et de ses secrets, n’a pas échappé non plus à nos errances quotidiennes. En somme, la marche à pied est devenue un prétexte à la découverte, la flânerie, la rêverie poétique, la contemplation et le recueillement.

Avec le temps, nous avons acquis la conviction que les lieux communiquaient entre eux. Il peut être difficile de concevoir une telle communication. Il sera toujours possible d’évoquer, de manière scientifique, une communication chimique, minérale ou autre. Mais les choses sont plus complexes. En fait, si les lieux parcourus parviennent à entrer en relation entre eux, c’est notamment à travers notre propre et frêle existence humaine. Ils communiquent à travers nous parfois dans un langage familier ou totalement étranger – parfois même dans ce qui semble être au-delà du langage – une forme d’avant le langage ou d’après le langage. Formes, matières, couleurs, sons, odeurs, lumière, vent, pluie, brouillard, chaleur, froid et mouvements constituent la trame d’un continuum polyphonique multiplié à l’infini – continuum accentué par les traces mémorielles de nos expériences.

Source : texte du Musée du Bas-Saint-Laurent

 

 

https://www.mbsl.qc.ca/expod.php?e=MTcz

Crédits

Coordination : Diane Dubé, Diane Néron

Réalisation, caméra et montage : Bruno Leblond

Crédits-Œuvres : Quelque part - Ce qui nous traverse, Mona Massé, Alain Michaud.

 

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