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Cinéma

Le silence de Lawrence

La Fabrique culturelle La Fabrique culturelle Bas-Saint-Laurent

22 mars 2017

Dans Le Silence de Lawrence, le cinéaste Guillaume Lévesque nous présente un personnage énigmatique qui a profondément marqué la culture québécoise au cours des années 1960 et 1970, l’auteur-compositeur-interprète Lawrence Lepage. Le documentariste pose sa caméra sur le poète alors que celui-ci sort de sa tanière pour remonter sur scène après 35 ans d’absence. Une rencontre marquante et un tournage difficile avec un artiste unique et haut en couleur. Lawrence Lepage est décédé dans la nuit du 24 au 25 décembre 2012.

Il a été un maître pour les générations d'artistes qui ont marché sur ses pas et qui l'ont chanté. D'abord guitariste accompagnateur, il s'est fait connaître à la belle époque des boîtes à chansons. Natif de Rimouski, « ses classiques » comme Mon vieux François et Turlute de mon Pays ont été repris par d'autres après son retour vers ses terres et son fleuve. Il a rompu ce long silence en novembre 2012, lors de spectacles présentés à Rimouski, puis à Lévis et, enfin, au Lion d'Or à Montréal : un dernier bonheur avant la tombée du rideau » a déclaré Maka Kotto, ex-ministre Culture et Communications Québec, le 8 février 2013.

Source : Ministère de la Culture et des Communications du Québec

“Le Silence de Lawrence est un documentaire qui dresse le portrait de l’auteur-compositeur-interprète que fût Lawrence Lepage. Accompagnateur d'un bon nombre d’artistes dans les années 1960, ce virtuose de la guitare fait sa marque dans la chanson québécoise à l’époque des boites à chansons aux côtés des Vigneault, Léveillé, Lecor, Lévesque, etc. Perdu dans la grande ville, ses textes évoquent sa région du bas du fleuve, un territoire d’où jaillisse des personnages plus grands que nature. Le Québec a chanté les oeuvres de Lawrence Lepage en toute ignorance : Mon vieux François, Monsieur Marcoux Labonté, Sol indien, Job le beatnick, La drave. Poète, troubadour, conteur, il décide subitement de quitter sa carrière métropolitaine pour rentrer chez lui, à Nazareth près de Rimouski, au pays de ses chansons. Sa décision demeurera un mystère pour tous.

Source : Paraloeil


Bio du cinéaste:

« Originaire d’Amqui dans la Vallée-de-la-Matapédia, Guillaume Lévesque a fait son entrée dans le milieu du documentaire comme preneur de son. Cette passion pour la matière sonore et pour le territoire l’a amené à réaliser des documentaires radio portant sur le fleuve Saint-Laurent. Réalisateur depuis maintenant 6 ans, il a fait ses preuves tant du côté de la réalisation de séries documentaires (On est tous des artistes, Y paraît que…), que du côté du documentaire d’auteur (On perd du terrain, Avant l’hiver, Gaspésie). Ses principales quêtes sont de poser un regard sur le lien entre l’homme et son territoire et de questionner les changements que vit notre société. »

Source : Conseil de la culture du bas-Saint-Laurent

Guillaume Lévesque est un réalisateur diplômé de L’institut national de l’image et du son (L’inis). 

Crédits

Coordination : Diane Dubé, Diane Néron

Réalisation : Guillaume Lévesque, Bruno Leblond

Caméra et montage : Bruno Leblond

Crédits-Œuvres : Le silence de Lawrence, Guillaume Lévesque

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Commentaires

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Marcel Houle — Le 6 avril 2017 à 13 h 46

Je garde un souvenir teinté de nostalgie et de tristesse de la dernière présence sur scène de Lawrence, ce soir de novembre 2012 au Lion d'or. Dans ma jeune vingtaine, j'avais acheté son 33 tours intitué "Enfin Lawrence Lepage", dont la pochette contenait une dédicace fort touchante et élogieuse de Gilles Vigneault. J'ai bien sûr achteté le disque produit en marge de ce dernier spectacle. Sa voix chaude et profonde se faisait hésitante avec l'âge, mais sa poésie reste bien vivante. Je conserve précieusement mon vieux 33 tours que je ré-écoute encore avec bonheur. En complément d'nformation, allez voir ce court documentaire sur Lawrence Lepage disponible ici : https://vimeo.com/lapruchelibre/hommage-lawrencelepage

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Réjean Desrosiers — Le 23 mars 2017 à 13 h 31

Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile Du matin au soir Du bleu au noir Du soir au matin Du noir au rayon de lumière dans les yeux Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile Cette énigmatique question Cette voix qui me questionne Qui me cherche Et me trouve Cette voix comme les feuilles D’une grande forêt ancestrale Ces merveilles que nous habitons C’est en moi Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile Du matin au soir Du bleu au noir Du soir au matin Du noir au rayon de lumière dans les yeux Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile Ce sont ces personnages artificiels Qui simule la fierté Par des graines de productions Des épaves par millier Qui se dressent comme des cathédrales Des cimetières urbains Des pyramides aux histoires de pierre Une guerre de l’avoir Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile Du matin au soir Du bleu au noir Du soir au matin Du noir au rayon de lumière dans les yeux Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile C’est de se détourner De s’aventurer seul et silencieux De perdre l’identité du pouvoir De devenir un poète miroir De se suffire avec sa mémoire Pour se raconter cent poèmes Cent histoires que les oiseaux accompagnent Je suis maitre de ma campagne De cette montagne Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile Du matin au soir Du bleu au noir Du soir au matin Du noir au rayon de lumière dans les yeux Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile La vie c’est un jardin C’est une forme que je cultive C’est l’inutile de la beauté C’est une folie qui fleurit Qui foisonne Qui te laisse tout le temps Avant de sourire Avant de mourir Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est difficile Du matin au soir Du bleu au noir Du soir au matin Du noir au rayon de lumière dans les yeux Qu’est-ce qui est difficile Qu’est-ce qui est vraiment difficile Réjean Desrosiers © 2017 03 23 003

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