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Littérature

Michel Vézina et Laurence Veilleux | L'art de raconter le monde

La Fabrique culturelle La Fabrique culturelle Bas-Saint-Laurent

11 novembre 2016

À l'occasion de la 51e édition du Salon du livre de Rimouski, la poète Laurence Veilleux lancait chez Poètes de brousse son deuxième recueil Amélia, après Chasse aux corneilles paru en 2014.

Deux ans après Parti pour Croatan, l’écrivain Michel Vézina nous présentait son tout nouveau livre Pépins de réalités chez Tête [première], en plus d’être à l’honneur cette année lors de la soirée La poésie prend l’bar où l’on célébrait les 25 ans de vie littéraire de l’auteur.

Les deux auteurs passionnés discutent de leurs dernières parutions et questionnent la littérature.

Laurence Veilleux

Installée au Bas-Saint-Laurent depuis 2011, Laurence Veilleux est détentrice d’un diplôme d’études collégial en Arts et Lettres profil théâtre du Cégep de Rimouski. Étroitement impliquée dans le milieu culturel, elle se démarque en 2014 lors de la parution de son premier recueil de poésie accueilli avec enthousiasme par la critique, Chasse aux corneilles, aux éditions Poètes de Brousse. Elle investit depuis avec fougue et engagement la scène littéraire régionale et nationale avec des projets novateurs et des collaborations inédites. Boursière du Programme pour les arts et les lettres du Bas-Saint-Laurent, elle a cocréé cette année un spectacle littéraire intitulé Mon Père et moi avec l’auteure Annie Landreville. » Laurence Veilleux est lauréate du Prix à la relève artistique 2016 décerné par le Conseil de la culture du Bas-Saint-Laurent. »

Source : http://crcbsl.org/le-prix-a-la-releve-artistique-2016-du-bas-saint-laurent-est-decerne-a-laurence-veilleux/

Sa maison d’édition Poètes de brousse dit vouloir « écouter le talent brut, […] l’amener à sa pleine grandeur pour qu’il puisse, à son tour, passer le relais et changer la vie. » Pari réussi, avec la poète logée aux vents de Rimouski, qui fait preuve d’un talent indiscutable. Déjà, son premier recueil, La Chasse aux corneilles, paru en 2014, avait reçu les honneurs de la presse, ainsi que le prix de la relève artistique du Bas-Saint-Laurent en 2016. Hugues Corriveau, dans Le Devoir, l’annonçait alors comme « une nouvelle voix poétique, intense, radicale et d’une grande pertinence ». Une radicalité intime qui continue d’ouvrir les consciences avec Amélia. À l’instar de Josée Yvon, la poésie de Laurence Veilleux semble dénoncer l’oppression sociale par des images puissantes, sombres et lumineuses.

Entre chaque mot, les non-dits sont mis à nu, tendant un fil ténu entre Amélia et nous. Entre le fragile et l’hostile. L’animal et le féminal : « je suis l’animal qui gruge sa patte au piège / c’est interdit de me toucher le ventre. » Le ventre de la femme, celui de la forêt, est traversé de douleur sans que pourtant il ne s’efface de la vie. « Comprends bien / je peux tout traverser / un jour mon corps s’est renversé sur lui-même / le chant des hommes plissé sur mes seins »

Source :  http://www.moutonnoir.com/2016/11/le-pere-la-chaise-et-la-poesie

 

Michel Vézina

Fut un temps, Michel Vézina écrivait des romans, des nouvelles, des chroniques, des carnets, et un essai sur la lecture. Il habite aujourd’hui, lorsqu’il n’est pas sur la route avec la librairie ambulante Le Buvard, dans une maison qui s’appelle Le Salon, Pub-Librairie. Un drôle d’endroit érigé dans un tout petit hameau très vert l’été et très blanc l’hiver, où il vend des livres et de la bière et où il invite des écrivains. Michel Vézina tient salon.

Source : http://tetepremiere.com/auteur/vezina/

Après Parti pour Croatan, Michel Vézina poursuit sa réflexion sur la littérature : son rôle, ses enjeux, mais aussi ses contradictions, qui se mêlent à celles de l’homme, tantôt l’Écrivain, tantôt le Clown, deux entités difficiles à conjuguer. Il relate par le fait même la genèse du projet Le Buvard, ce camion-librairie qui parcourt les routes du Québec depuis déjà deux ans. Cet ouvrage unique et hybride – entre roman, essai, récit et poésie – questionne les nouvelles formes de description du réel et cherche, au fil même de ses pages, à «[…] trouver un engagement au texte qui permettrait d’inventer de décrire et de documenter dans un seul élan, une seule forme. Et par le fait même, arriver à me-je-tu-la raconter. »

Source : http://tetepremiere.com/livre/pepins/

Crédits

Coordination : Diane Dubé, Diane Néron

Réalisation : Thomy Laporte

Caméra : Bruno Leblond, Philippe Chaumette

Montage : Bruno Leblond

Crédits-Œuvres : Amélia, Laurence Veilleux, Poètes de brousse, 2016; Pépins de réalités, Michel Vézina, Tête [première], 2016; Disparues, Michel Vézina, Coups de tête, 2014

Remerciements : Alexandre Robichaud et Olivier D’Amours des Le goaler de l’autre équipe

Huguette et Gilles, Bar La Promenade

Hôtel Rimouski (Centre de congrès)

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