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Musique

Natasha Kanapé Fontaine | Bed in à Sept-Îles

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10 août 2016

Le Festival Innu Nikamu a attrapé au vol Natasha Kanapé Fontaine et ses musiciens, venus à Maliotenam offrir leur nouvelle exploration musicale.

(On prend une grande inspiration.) Omnisciente, Natasha Kanapé Fontaine quittait la 26e édition du Festival Présence Autochtone dont elle était porte-parole avec Émile Proulx-Cloutier, pour monter sur la scène du 32e Festival Innu Nikamu, extraordinaire événement rassembleur dans la communauté de Maliotenam, où elle a magnifié sa poésie grâce à la musique de ses acolytes Pablo Morales et Alexandre Obomsawin; au lendemain, elle rentrait à Montréal pour participer à une table ronde dans le cadre du Forum Social Mondial, "Jeunes femmes autochtones : porteuses d’espoir pour les sept prochaines générations", aux côtés d'humaines tout aussi époustouflantes qu'elle. (On expire... et on hyperventile, parce que ce rythme est devenu régulier pour Natasha qui, dit-elle, n'aurait jamais pu imaginer il y a de cela cinq ans, que sa vie aurait ce visage.) Nous lui avons donc proposé de poser ses bagages, le temps d'un bed in poétique à l'Hôtel Le Voyageur de Sept-Îles. 

L'artiste multidisciplinaire porte la parole des peuples autochtones à qui l'on faisait sourde oreille. Sa voix sensible et lucide s’élève depuis quelques années, vibre de plus en plus loin et son souffle déconstruit sur son passage les vieux paradigmes tenaces. Elle interprète Je suis la femme rapaillée, texte qui figure dans l'ouvrage collectif Femmes rapaillées, paru chez Mémoire d'Encrier, sous la direction d'Isabelle Duval et de Ouanessa Younsi. 

En 1970, le poète Gaston Miron publie L’homme rapaillé, dont le poème liminaire – fondateur – marque l’arrivée, la naissance, l’aube : « je ne suis pas revenu pour revenir / je suis arrivé à ce qui commence ». Près de cinquante ans plus tard, quarante et une femmes poètes, Québécoises d’ici et d’ailleurs, de générations et de sensibilités différentes, prennent la parole, pour que le commencement continue d’advenir.  

(Source : http://memoiredencrier.com/femmes-rapaillees)

https://natashakanapefontaine.com/

Crédits

Coordination : Virginie Lamontagne

Caméra et réalisation : Virginie Lamontagne et Guillaume Thibault

Montage : Guillaume Thibault

Crédits-Œuvres : Je suis la femme rapaillée, Natasha Kanapé Fontaine

Merci à l'équipe du Festival Innu Nikamu. Grand merci à Natasha, Alexandre et Pablo. Merci à l'équipe de l'Hôtel Le Voyageur qui a accueilli positivement notre arrivée impromptue! Merci à Valérie Gill pour le titre!

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