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Danse

FTA | Fin de série | De l’illusion à la rébellion

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19 mai 2016

Identiques au premier regard et synchronisées dans leurs moindres mouvements, cinq femmes prennent d’assaut la scène. L’illusion de ces femmes-machines se dérègle, comme si le moule devait inévitablement craquer un jour. Inspirée du livre Les filles en série, la chorégraphe Manon Oligny et l’auteure Martine Delvaux proposent «un huis clos obsédant sur les affres du conditionnement».

Avec cette nouvelle création, la chorégraphe Manon Oligny aborde les stéréotypes de la condition féminine. Une lutte contre le formatage et la standardisation du féminin s’organise et les interprètes se transforment, au cours du récit chorégraphique, pour devenir des femmes sauvages.

Experte des tensions entre expression de la puissance féminine et soumission aux stéréotypes, Manon Oligny chorégraphie des filles en série luttant contre leur disparition. Allure chic, presque parfaitement identiques, toutes sont issues du même moule. Danseuses habitées d’un même mouvement perpétuel, soprano prise d’un irrépressible délire musical. Produits d’une chaîne de montage dont le bruit se répand en tapisserie sonore lourde et lancinante. Une critique cinglante d’un monde en quête de perfection. Un manifeste sur le sort de la femme au temps des intégrismes et de l’hyperconsommation. (Source : FTA)

Cette chorégraphie s’inspire de l’essai percutant Les filles en série Des Barbies aux Pussy Riot. L’auteur et professeure de littérature à l’UQAM, Martine Delvaux, s’intéresse et analyse le motif des « filles en série », et réfléchit le féminin à travers le temps.

« La figure des filles en série est bien une figure. Forme figée, stéréotype, modèle, clichés, mais partout, tout le temps des penseurs, artistes, écrivaines, activistes, filles ordinaires, lèvent le poing  pour casser la figure à cette figure des filles. Cette figure dont la sérialité enfonce sans cesse le clou, pour nous répéter jusqu’à plus soif ce qu’on doit être, ce à quoi on est censé ressembler. C’est contre cette injonction que les filles à leur tour et à coup de répétions, se dressent pour s’opposer, inventant de nouvelles formes, d’autres chorégraphies. » - Les filles en série Des Barbies aux Pussy Riot, Martine Delvaux

Fin de série est présenté à l’Agora de la danse les 4, 5 et 6 juin 2016.

http://fta.ca/

Crédits

Coordination : Véronique Labonté

Réalisation, caméra et montage : Jérôme Scaglia

Technicien généraliste : David Jean

Crédits-Œuvres :

Les filles en série. Des Barbies aux Pussy Riot, Martine Delvaux (Remue-ménage, 2013)

Fin de série :

Direction artistique et chorégraphie : Manon Oligny

Interprètes : Geneviève Bolla, Miriah Brennan, Marilyn Daoust, Karina Iraola et Anne Le Beau
Soprano : Florie Valiquette
Collaboration à la dramaturgie : Martine Delvaux
Composition musicale : Création Ex Nihilo AKA Guillaume Bourassa et Sébastien Gravel

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Commentaires

User

Turenne — Le 28 mai 2016 à 16 h 40

J'aime beaucoup ce titre, Fin de série, très évocateur... En même temps, c'est une danse complètement utopique...

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