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Jocelyne Gaudreau | De chair et de terre

La Fabrique culturelle La Fabrique culturelle Bas-Saint-Laurent

5 mai 2016

Faites une petite incursion dans l’univers de création de l’artiste Jocelyne Gaudreau. C’est sur sa terre kamouraskoise, sa source d’inspiration, qu’elle nous reçoit pour nous parler de l’exposition De chair et de terre, à l’affiche jusqu’au 29 mai au Musée du Bas-Saint-Laurent à Rivière-du-Loup.

« L’exposition De chair et de terre présente des créations récentes, dont un corpus d’œuvres inédites à caractère intimiste qui questionne notre relation avec le monde naturel. Elle crée notamment des amalgames corps/matière qui s’avèrent aussi étranges que poétiques. Les rapports fusionnels mis en images par l’artiste soulignent le lien de dépendance avec les éléments naturels et rappellent le rôle clé que nous sommes amenés à jouer dans cette relation pour notre propre survie.

Plusieurs œuvres de l’exposition ont été créées à l’occasion de Matière sensible présentée en 2014 au centre d'artistes Tortue bleue à La Pocatière. Des sculptures comme Partance et Mille pas faisaient partie de ce corpus : « Découdre la terre, s’en faire un costume, embrasser la neige, prendre l’air dans ses bras, écrivait l’artiste, œuvres fusionnelles qui évoquent le contact physique avec les éléments naturels et nous plongent dans les tréfonds de la terre et de l’âme humaine ». Elle poursuit dans cette voie avec de nouvelles propositions où une telle osmose est toujours perceptible. Son approche de la matière est guidée elle aussi par cette même recherche comme en témoignent parfois les techniques utilisées, notamment le moulage, le modelage et le façonnage.

Telles des références aux divinités sylvestres des mythologies païennes, certaines œuvres comme L’émondeuse et Entée nous rappellent les liens immémoriaux unissant l’être humain avec la nature. Tandis que l’homme vert des contes et légendes symbolise davantage le renouveau et le printemps, les hybridations conçues par l’artiste semblent plutôt inquiétantes et de mauvais augure. Alors que la nature semble forte, prédominante, et même violente, dans certaines œuvres, d’autres nous la présente d’une extrême fragilité face aux interventions humaines. Les rapports fusionnels mis en image par l’artiste soulignent par le fait même notre dépendance face aux éléments naturels et nous rappellent le rôle clé que nous sommes amenés à jouer face à notre propre survie. Les gestes destructeurs que nous posons sur la nature ne sont-ils pas des coups que nous portons à nous-mêmes?

Originaire d’Edmundston, Jocelyne Gaudreau vit à Saint-Alexandre-de-Kamouraska. Elle a exposé au Québec, au Canada et à l’étranger. Membre de VOIR À L’EST / ART CONTEMPORAIN, elle a participé à la troisième édition des Flâneurs, une exposition collective in situ produite par ce collectif d’artistes en 2015. Jocelyne Gaudreau détient un baccalauréat en arts visuels de l’Université Laval (1974). Après une formation complémentaire au Banff Centre School of Fine Arts (1985) et à l’Université Concordia – programme Fibres (1987-89), sa pratique sera fortement marquée par l’influence des arts textiles. »

Source : Musée du Bas-Saint-Laurent

Crédits

Coordonnatrice : Diane Dubé, Diane Néron

Réalisation, caméra et montage : Bruno Leblond

Crédits-Œuvres : De chair et de terre, Jocelyne Gaudreau

 

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