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Sylvie Bernard, tisserande de l’oubli | L'auréole

Conseil des arts et des lettres du Québec Montréal

23 novembre 2015

Depuis quatre ans, Sylvie Bernard veut donner un nom, un visage et une histoire à des femmes autochtones qui sont mortes sans avoir d’identité par le biais de sa collection Les Noms-dits. Ce projet vidéographique de Pauline Voisard vise à mettre en lumière l’œuvre colossale de Sylvie Bernard.

Ici, je veux mettre en lumière la femme revendicatrice, la femme révoltée qui crie haut et fort son appartenance à la nation abénakise, une affirmation de ce qu’elle est comme un Manifeste. Intéressant de voir comment avec son œuvre Troupe de danse abénaquise, elle actualise avec des matières comme l’étain, le cuivre, le bronze au lieu d’utiliser des plumes et l’habit folklorique. 

Avec Sylvie Bernard, tisserande de l’oubli je souhaite mettre en lumière l’œuvre colossale de Sylvie Bernard dans sa collection Les Noms-dits. En effet, depuis quatre ans, elle veut donner un nom, un visage, une histoire à des femmes autochtones qui sont mortes sans avoir d’identité. Les Noms-dits rendent hommage aux femmes qui, sans pierre tombale au cimetière de Bécancour, n’ont pas existence. Pourquoi? Parce qu’elles sont femmes autochtones, considérées comme des moins que rien, anonymes. De tous ces êtres inscrits dans les actes de sépulture, Sylvie Bernard a choisi de «tisser l’oubli».

Pour réaliser cette collection, elle a effectué et effectue toujours une recherche dans le répertoire des Actes de sépulture Les Abénakis de Wôlinak entre 1719-1899. Suite à des rapprochements entre les données recueillies, elle constate que la seule trace de l’existence de femmes de sa communauté n’est souvent qu’un prénom chrétien donné par le curé de la place. Il les nommait Marie Sauvagesse. Près de trois cents ans plus tard, Sylvie Bernard souhaite renouer avec cette page oubliée de l’histoire de ces femmes Abénakises de Wôlinak. Elle décide donc de leur créer une identité grâce à la puissance de son art. S’inspirant de faits historiques, elle leur réinvente une vie, une existence grâce à ses sculptures portables : ornements, objets précieux dont les femmes se parent pour marquer leur propre identité, symbole du prolongement de l’âme

«Je veux les renommer, les sortir de l’ombre et exprimer à travers elles mes propres non-dits.» Sylvie  Bernard

Cinq capsules intitulées : Genèse, L’auréole, Les petits mocassins, Porter sa croix et Épilogue

Crédits

Recherche, scénarisation, réalisation et production: Pauline Voisard 

Images : Isabelle de Blois

Montage : Josiane Lapointe

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Commentaires

User

Danielle Aubin — Le 17 décembre 2015 à 14 h 25

D'une très grande sensibilité. On ressent ici l'âme de l'artiste ...

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